Les étoiles filantes

Nuit des étoiles
Chaque année, nous entendons parler de la nuit des étoiles dans les médias au mois d’août. Pourquoi cela se répète-t-il chaque année ? La raison est simple : la comète Swift-Tuttle a laissé dans son sillage des débris que la Terre croise chaque année entre les 23 juillet et 20 août avec un maximum dans la nuit du 12 au 13 août.

Pourquoi ces étoiles filent ?
La terre est un corps céleste de grande taille avec un champ gravitationnel important pour ces petits débris. Quant la terre s’en approche, ils sont alors attitrés et se précipitent à sa surface avec une vitesse vertigineuse de plusieurs dizaines de kilomètres par seconde. En rentrant dans l’atmosphère, le frottement avec l’air consume ces bolides : ils génèrent cette lumière si caractéristique d’étoile filante.Etoiles_filantesComment avoir le plus de chances de les voir ?
Les conditions essentielles : il faut un ciel clair, ouvert et dénué de pollution lumineuse. Le moment le plus favorable est la nuit du 12 au 13 août car c’est durant cette nuit que le nombre d’étoiles filantes par heure est le plus élevé : il peut alors atteindre plus d’une centaine par heure.

Quel équipement ?
Dès la tombée de la nuit : installez-vous confortablement, par exemple sur un transat, et regardez le ciel à la verticale sans instrument : le spectacle peut alors commencer !

Eclipse partielle de soleil visible de Genève le 10 juin 2021

Une éclipse partielle de soleil sera visible de Genève le 10 juin 2021.
Voici la carte de visibilité de cette éclipse sur le site de la NASA.

Voici les heures de l’éclipse en heure locale de Genève (GMT+2)

  • L’éclipse partielle commencera à 11:23:57
  • Le maximum de cette éclipse partielle aura lieu à 12:13:33
  • L’éclipse partielle finira à 13:06:01

6.2% de la surface du soleil sera recouverte par la lune au maximum de l’éclipse partielle.

Attention: il est dangereux pour les yeux de regarder le soleil sans protection visuelle.

Pour observer cette éclipse, il est fortement recommandé de se rapprocher d’un opticien afin d’obtenir des conseils en matière de protection visuelle.

Genève en images durant la Nuit est Belle

La Nuit est Belle: Call to space agencies – Appel aux agences spatiales

English text : During the night between May 21st and May 22nd 2021, the public light of the Greater Geneva (territory that is both in Switzerland and France) and beyond will be kept switched off during the entire night for a event called « La Nuit est Belle » (= the Night is beautiful). This event is to raise people awareness of the multiple impacts of light pollution.

I am calling all space agencies worldwide to take a night picture of our territory from space and publish the picture to show the difference between a « normal » day with public lighting turned on and during « La Nuit est Belle » while all public lights will be kept off.

Here is the map of participating cities (labelled in dark blue) which will keep their public lights off during the night between May 21st and May 22nd 2021.


Texte en français : Durant la nuit du 21 au 22 mai 2021, l’éclairage public du Grand Genève (territoire qui se trouve à la fois en Suisse et en France) et au-delà sera éteint durant toute la nuit durant l’évènement intitulé « La Nuit est Belle ». Cet évènement à pour but d’éveiller les consciences aux impacts multiples induites par la pollution lumineuse.

Je lance un appel aux agences spatiales de par le monde pour qu’une photo de nuit de notre territoire soit prise et publiée afin de montrer la différence entre un jour « normal » avec éclairage public et durant la « La Nuit est Belle » quand l’éclairage sera éteint.

Voici la carte des communes participantes (indiquées en bleu foncé) qui conserveront leur éclairage public éteint durant la nuit du 21 au 22 mai 2021.

Eric Achkar
President of Geneva Astronomy Society / de la Société astronomique de Genève

Conférence de presse : la Nuit est Belle 2021

Texte écrit et lu durant la conférence de presse du 10 mai 2021 annonçant la deuxième édition de la Nuit est Belle du 21 mai 2021


Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, je tiens à remercier très chaleureusement les autorités du Grand Genève des deux côtés de la frontière ainsi que la fête de la nature pour leur travail remarquable dans le but de célébrer « la Nuit » lors de la 2e édition de la Nuit est Belle qui aura lieu le 21 mai 2021.

Savez-vous qu’il y a plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable à la surface de la terre ? Pourtant en ville et au 21e siècle, où justement nous devrions voir loin, nous ne voyons que quelques dizaines d’étoiles. Sommes-nous allés trop loin ?

Pour répondre à cette question et poursuivre sur la conclusion de Pascal, c’est quoi cette maison ?

Ce n’est pas une maison avec un toit ou des murs ni un nouveau musée dédié à La Nuit est Belle, non rassurez-vous, c’est encore plus dynamique que cela à nos yeux : il s’agit une nouvelle discipline scientifique que nous envisageons faire germer et croître sur notre territoire afin qu’elle essaime ensuite au-delà de celui-ci. Pascal et moi en avons semé la graine après la première édition de La nuit est belle en 2019.

Ainsi pour apporter une réponse constructive et dans l’air du temps, il nous est tous deux rapidement apparu évident que pour embrasser la thématique des pollutions lumineuses en lien avec le fonctionnement des paysages nocturnes qui touche de nombreuses disciplines (liste non exhaustive) telles que : biologie et biodiversité, astronomie, sociologie, histoire, médecine-sommeil-et santé, sciences de l’ingénieur et problématiques énergies, urbanisme et sciences des paysages, psychologie, mobilité, télécommunications, etc, il manquait une discipline scientifique : un toit commun qui les amènerait à parler ensemble sur le thème de la Nuit. Face à la complexité de cette thématique qui nécessite de penser au-delà des silos métier, il nous est tous deux apparu évidemment que nous devions fonder la Noctilogie : la science de la Nuit qui permet une approche holistique. L’analyse et la gestion des risques pourraient alors y revêtir une dimension globale et multidisciplinaire.

In-fine, l’optique de la noctilogie est de permettre une approche transversale et d’amener les différentes disciplines citées précédemment à travailler ensemble main dans la main et surtout à mutualiser les connaissances dans le but d’éviter les risques systémiques liés au manque de connaissance d’un domaine connexe non maîtrisé : en résumer éviter l’approche par silo génératrice de risques.

Il faut du plus global et du multidisciplinaire, une nouvelle façon de penser et du plus anthropocène. Il faut absolument faire dialoguer et se combiner au plus vite tous ces savoirs dispersés, voire très vite plus large et de manière plus ambitieuse. Et pas uniquement des dialogues entre spécialistes et disciplines universitaires, mais aussi et surtout avec toute la population concernée et ses intelligences collectives, ce que nous faisons tous ensemble déjà avec La Nuit est Belle !

Sans la limnologie, la science des lacs née dans notre région, nous n’aurions jamais épuré nos eaux. Dans le même esprit novateur, faisons donc croître dans l’élan de La Nuit est Belle cette nouvelle discipline dédiée à la nuit, la noctilogie. La limnologie est née du Léman, la noctilogie est en train de naître, fille de La Nuit est Belle et dotée de l’ADN de Grand Genève et dont sa raison d’être est, nous l’espérons, de partir à la reconquête de la Nuit.

Mesdames, Messieurs, je vous remercie.

Eric Achkar
Ingénieur et président de la société astronomique de Genève

Fondation d’une nouvelle discipline scientifique dédiée à la nuit: « La Noctilogie »

Suite à la création de la nouvelle discipline scientifique la « Noctilogie » qui s’intéresse à l’étude de la nuit, voici une interview de leurs fondateurs et également initiateurs de « La Nuit est Belle » :

  • Pascal Moeschler (Hydrogéologue, biologiste, ancien conservateur au Muséum d’Histoire Naturelle de Genève et directeur du Centre de coordination ouest pour l’étude et la protection des chauves-souris)
  • Eric Achkar (Ingénieur, diplômé en gestion des risques et président de la Société astronomique de Genève)

Voici également leur article fondateur complet (au format PDF) publié dans la revue de la Société astronomique de France dont la première page se trouve ci-après.

Saturne et Jupiter : la grande conjonction du 21 Décembre 2020

Vous avez peut-être remarqué deux astres brillants bas sur l’horizon en direction du sud-ouest à la tombée du jour. Ce sont Jupiter, la plus grosse planète de notre système solaire et Saturne avec ses magnifiques anneaux.

Les deux planètes, actuellement séparées dans notre ciel d’un peu plus de 5 degrés, se rapprochent rapidement et le 21 décembre 2020 elles seront à moins d’un dixième de degré l’une de l’autre lors d’un évènement que les astronomes appellent une « conjonction ». Bien que les conjonctions entre Saturne et Jupiter aient lieu en moyenne tous les vingt ans environ, les deux planètes ne sont pas apparues si proches l’une de l’autre dans notre ciel depuis 1623 : il faudra attendre le 15 mars 2080 pour les revoir à un dixième de degré l’une de l’autre.

Si les conditions météorologiques le permettent, les deux astres seront facilement visibles à l’œil nu et aux jumelles. Avec un télescope, ils seront visibles dans un même champ de vue entre les 19 et 23 décembre 2020. Le meilleur moment pour les observer sera un peu après le coucher de soleil entre 17h00 et 18h00 heure locale.

Figure 1 : A l’œil nu les deux planètes seront facilement discernables avec Jupiter environ 10 fois plus brillante que Saturne. Ce phénomène étant visible au crépuscule nous rappelons qu’il ne faut jamais regarder le soleil avec des jumelles ou un télescope, cela peut rendre aveugle de manière permanente. Supervisez les enfants ou mieux attendez que le soleil soit couché.
Figure 2 : Aux Jumelles, le disque et les lunes de Jupiter seront facilement visibles même avec un grossissement de 8 à 10 fois. Saturne aura une apparence un peu allongée mais les anneaux seront difficiles à voir. Utilisez un trépied où poser les jumelles sur une surface souple pour les stabiliser.
Figure 3 : Avec un télescope les deux planètes seront visibles côte à côte dans le même champ de vue avec grossissement faible a moyen (50x a 200x). La quantité de détails visibles sera dépendante de la qualité du ciel. Plusieurs lunes seront visibles si les conditions le permettent.
Figure 4 : Le 17 décembre, juste après le coucher de soleil, un fin croissant de lune viendra rejoindre ces deux astres qui, à cette date, seront séparés de 0.5 degré.
Figure 5: Position de Saturne et Jupiter en fonction de la date

Davantage d’information ainsi que des astuces pour observer cet évènement rare sont disponibles dans ces deux fichiers :

Eric Zbinden, membre de la Société astronomique de Genève