Une éclipse avec les nuages


Un spectacle voilé par les nuages et vers 11h15, le croissant solaire est apparu.

700 visiteurs sont venus au Musée d’Histoire des Sciences ainsi que la presse.

Merci à tous d’être venus ! Prochaines éclipses visibles en Suisse :

Eclipse partielle de soleil le 20 mars 2015

DERNIERE MINUTE le 20 mars 2015 (8h30):

Voici des sites pouvant proposer la retransmission de l’éclipse en direct :
Le CNRS sur dailymotion.
Observateurs amateurs en Espagne et aussi ici.
The Virtual Telescope Projec en Italie.
Une retransmission en direct du Svalbard.
School Of Physics at Trinity College, Dublin.
SLOOH en direct des îles Féroé.
Faroese Broadcasting Corporation et ici.
Shelios and GLORIA (îles Féroé).
Direct depuis le Danemark
Images H-Alpha et lumière visible.
Département d’astronomie de l’université de Barcelone.
Association d’astronomie de Sabadell, Espagne.
Observatoire Ebro, Espagne.
Mission d’observation aux îles Féroé.
Direct depuis l’Espagne.

DERNIERE MINUTE le 19 mars 2015:
Rupture de stock de lunettes pour observer l’éclipse, tout le détail dans cet article de presse. Une solution alternative est d’observer l’éclipse indirectement comme indiqué à ce lien.

Plusieurs membres bénévoles de la Société Astronomique de Genève apporteront au Musée d’Histoire des Sciences leurs télescopes équipés d’un filtre solaire pour permettre au public d’observer l’éclipse avec plus de détails qu’à l’oeil nu.

Pour celles et ceux qui n’auront pas la possibilité d’admirer le spectacle en direct, voici un lien pour suivre en temps réel l’éclipse ce vendredi matin sur Internet.


Bonjour à tous,

Une éclipse partielle de soleil aura lieu le 20 mars 2015 en matinée.

Le Musée d’Histoire des Sciences et la Société Astronomique de Genève s’associent pour proposer un événement ouvert au public. Tout le programme de cet événement qui se tiendra à Genève est accessible à ce lien.

La Tribune de Genève a également publié un article concernant notre programme en partenariat avec le Musée d’Histoire des Sciences. Vous trouverez à ce lien la carte du monde où l’éclipse aura lieu.

N’oubliez pas qu’il est dangeureux de regarder le soleil sans protection même durant l’éclipse. Voici des conseils pratiques de protection accessibles à ce premier lien et à ce deuxième lien. Des lunettes de protection pour observer l’éclipse sont disponibles dans les magasines Ciel et Espace n°538 et Astronomie Magazine n°176 de mars 2015.

La prochaine éclipse partielle de soleil visible en Suisse aura lieu le 10 juin 2021.

La Société Astronomique de Genève

Le projet : Cloud Watch

Ciel nuageux
J’ai souvent entendu les plaintes d’astronomes disant qu’à Genève il y a peu de soirs de ciel clair dans l’année pour l’observation du ciel.

À cet égard, un article dans le magazine « Popular Astronomy » de juillet-août 2012 a retenu mon attention. L’article décrivait un projet pour mesurer par l’observation :
– combien de nuits sont claires là où on habite ;
– combien de nuits sont claires en général à travers le pays ;
– comment les mois et les saisons de l’année varient entre eux et d’année en année.

Je me suis dit : voici une façon de compter les nuits propices à l’observation !

Mode d’emploi
Il suffit de regarder le ciel une ou deux fois par nuit et pendant autant de nuits que possible.

  • Si le ciel est clair, on marque avec la lettre A (A = bon pour l’Astronomie).  Il faut pouvoir voir soit la forme en W de la constellation de Cassiopée, la Grande Ourse ou les trois étoiles de la ceinture d’Orion.
  • Si le ciel est partiellement clair (il y a des nuages ou brume mais aussi des parties claires), on marque avec un P.
  • Si le ciel est couvert, on marque avec un O (O = Overcast en anglais).

Pour le calcul par mois, on additionne les nuits A et les nuits P.  Je présente mes  mesures prises en 2013 sous forme de pourcentages dans un tableau Excel, mais il y a différentes façons de montrer les résultats.

Projet proposé par la Société Astronomique de Genève ouvert à tous
C’est un exercice qui montre les changements dans les nuages. Si on combinait ces informations avec des informations prises depuis d’autres endroits dans le pays, on aurait une échelle beaucoup plus large.

Mon point d’observation consiste en un petit carré entre des immeubles du centre-ville, près de la Gare Cornavin et orienté au Nord-Nord Est. Je vois la Grande Ourse, la Polaire, et Cassiopée entre autres.

Ce serait intéressant de pouvoir comparer les résultats depuis d’autres régions du Canton ou même de la Suisse.  Cette année a été particulièrement mauvaise, je dirais !

Qui veut adhérer au projet ? Vous pouvez y participer en envoyant un email à notre société en cliquant ici.

Margaret Byskov
Membre du comité de la Société Astronomique de Genève

 

Observation au Signal de Bernex le 04.12.2013

La Société Astronomique de Genève a organisé une soirée publique d’observation au signal de Bernex le mercredi 4 décembre 2013. Le bulletin météo étant favorable le matin même, l’événement a donc été confirmé par une communication sur le site Internet vers 9h00 du matin.

A l’approche de l’événement un membre de notre société s’est rendu sur place et a constaté une visibilité limité à 100 mètres en raison de la brume. Il a aussitôt informé par email tous les membres de notre société de la situation climatique. Suite à cela, les appels qui ont été reçus par la Société Astronomique de Genève sur son unique natel d’astreinte, se sont soldés par un « désolé, c’est couvert, nous annulons à la dernière minute ».

D’autres membres de notre société ont bravé le climat et sont allés sur place car l’annonce des soirées grand public avait été faite très largement (presse, radio). Voici leur histoire :

« Nous sommes 4 à avoir bravé les éléments pour y aller malgré le brouillard.

J’ai parqué la voiture dans la brume vers 19h50 et, en regardant en l’air, j’ai vu quelques étoiles au zénith : Cassiopée et Persée étaient facilement reconnaissables.

Après Marc est arrivé et nous sommes montés au point d’observation (tout en haut de la colline). Nous avons observé les constellations d’été en train de se coucher à l’horizon Ouest puis nous avons observé un certain nombre d’objets de Messier dans nos jumelles.

Comme la ville était sous le brouillard, le ciel était étonnamment étoilé pour le lieu qui est normalement très pollué par la lumière. Faits rares, la Voie Lactée était bien visible, M31 et le double amas de Persée-Cassiopée étaient clairement perceptibles à l’oeil nu. En direction du sud, nous avons même pu observer Fomalhaut presque sur l’horizon. Inouï !

Nous avons été rejoints un peu plus tard par Margaret et Peter avec ses jumelles 25×100 montées sur un trépied Sachtler ACE L.

A nouveau, nous avons fait un tour des principaux objets de Messier et du double amas avec à présent un instrument nettement plus puissant. Nous avons alors pu observer :

  • des nébuleuses planétaires M27 et M57 (petites, tout de même),
  • des amas ouverts : les Pléiades et les Hyades, M35, 36, 37, 38 et 39 (M34 plus tôt dans mes jumelles 10×50) ainsi que Stock2 (non loin du double amas), Mel 20 (dans les 10×50),
  • une galaxie : M31,
  • un amas globulaire : M15.

Sans compter nos multiples observations de la Grande Nébuleuse d’Orion M42 et de la planète géante Jupiter et ses quatre satellites galiléens.

Impossible toutefois de pointer M81, M82 et M1, les jumelles s’étant embuées par la rosée, donnant le signal du départ.

Ne manquait que le public (juste deux visiteurs et leur chien).

Un merci particulier à Margaret qui a pensé à prendre ses victuailles au sommet de la colline et qui nous a réchauffé avec du thé et des biscuits parce qu’il faisait tout de même – 3°C sous ce superbe ciel étoilé. »

Katja Breda
Membre du comité de la Société Astronomique de Genève

Sortie astronomique avec la Maison du Quartier des Asters

Maison du Quartier des Asters

Suite à une demande formulée auprès de la Société Astronomique de Genève de la part du Centre Aéré du quartier de la Servette afin d’avoir un(e) animateur/trice pour une soirée d’observation du ciel, je me suis portée volontaire.

J’ai passé un très bon moment avec une cinquantaine d’enfants entre 8 et 11 ans, et des moniteurs/monitrices très compétents. L’organisation a eu lieu durant la semaine du 5 au 9 aout sur le thème « le ciel, l’espace, l’intersidéral ».

Pendant la semaine les enfants ont bricolé, joué, construit toutes sortes d’objets liés à l’espace même une soucoupe volante quasi authentique pour 4 personnes.

Le mardi soir, l’animatrice, Florence Charvoz, a invité M. Pierre Dubath de l’Observatoire de Genève (et aussi membre de la Société Astronomique de Genève) pour faire une présentation à laquelle j’ai assisté.  La présentation s’appelait « Voyage aux confins de l’univers ». Avec des questions et des jolies photos il a capté toute l’attention des petits.  On était tous impressionnés par ce que savaient les enfants sur l’espace.  Un enfant a répondu qu’il y a bien 200 milliard d’étoiles dans la galaxie d’Andromède  … !  La bonne réponse.

Mercredi le centre avait prévu une excursion aux Astro-Pleiades au-dessus de Vevey, parcours Claude Nicollier.  Bien que le temps s’annonçait maussade, nous sommes partis en bus et funiculaire.  Un joli plateau dans les nuages – un groupe d’enfants a suivi un guide pour faire le tour des engins astronomiques.  Un peu scientifique mais les enfants étaient respectueux.

Jeudi soir je les ai suivis à leur cabane au Bois des Frères où une vingtaine d’enfants allaient passer la nuit, après une soirée découverte du ciel.  L’animatrice avait prévu un télescope et les jumelles.  Steven d’Orion avait gentiment proposé de m’aider manipuler le télescope, car je n’ai pas les connaissances. Le ciel étant couvert : nous n’avons pas sorti le télescope.  Au lieu d’observer, on a parlé de la nuit, du noir, de la lumière, de la lune, des étoiles d’été, Galilée, les planètes, de l’espace. On a fait un petit tour dans la forêt et après les enfants avaient hâte de trouver leurs sacs de couchage pour dormir dans les tentes, ce qui fut une nouvelle expérience pour plusieurs d’entre eux.

Margaret Byskov
Membre de la Société Astronomique de Genève
Le 20 Août 2013

Du danger des lasers verts bon marché

Introduction

J’aimerais vous mettre en garde contre les lasers verts à très bas prix. Ils sont le plus souvent dangereux car ils ne sont équipés d’aucun filtre infra-rouge. Quelle importance direz-vous ?

Le fonctionnement d’un laser vert

Il faut savoir que tous les lasers verts actuellement sur le marché ne génèrent pas ce rayonnement de manière directe, mais utilisent à la base une diode laser à 808 nm (donc infrarouge), cette longueur d’onde étant ensuite convertie par un cristal en 1064 nm (toujours de l’infrarouge). Ce n’est qu’à la dernière étape qu’un cristal doubleur de fréquence permet de transformer une (très) petite partie de la lumière infrarouge de 1064 nm en lumière verte à 532 nm. Comme le rendement de cette conversion est faible, la plus grande partie de l’infrarouge n’est pas convertie et est émise par le pointeur laser, sauf si ce dernier est équipé d’un filtre qui bloque la quasi totalité de ce rayonnement, d’autant plus dangereux qu’il est invisible !

Le problème

Malheureusement, seuls les pointeurs d’un certain prix (de l’ordre de grandeur de 50 USD) disposent d’un filtre éliminant presque complètement l’infra-rouge résiduel; les autres émettent généralement une quantité d’infrarouge qui est carrément un multiple de leur puissance dans le vert !

On trouve cet avertissement à divers endroits sur internet, par exemple ici :
http://www.technologyreview.com/view/420214/the-danger-of-green-laser-pointers/
(en anglais).

Le matériel utilisé pour les tests

L’expérience a été réalisée avec deux lasers verts vendus en tant que pointeurs de 5 mW : un « no name » chinois à 5 USD (en bas sur l’image ci-dessous), de toute évidence sans aucun filtrage IR, et un Wicked Lasers Core, correctement filtré, valant quelque 50 USD. Les images ont été prises avec un APN Sony DSC-F828 qui a l’immense avantage d’avoir une fonction Nightshot dans laquelle le filtre anti-IR est retiré mécaniquement du circuit optique. On obtient dès lors une sensibilité correspondant à celle du capteur CCD, soit jusque vers 1200 nm. J’ai de plus deux filtres externes qui permettent de ne laisser passer que l’infrarouge, avec une longueur d’onde de coupure de 720 nm pour l’un et de 950 nm pour l’autre, ce qui est parfait pour ce genre de tests.

Voici une image des deux filtres IR et des deux lasers :

lasers_verts_et_filtres_ir

L’expérience réalisée

Voici maintenant la preuve en images de l’énorme différence qui existe entre un laser filtré et un qui ne l’est pas. L’expérience a consisté à éclairer une feuille blanche à une distance d’environ 30 cm avec les deux lasers simultanément et à photographier les deux points lumineux avec un filtrage au niveau de l’appareil photo le rendant sensible à différentes longueurs d’onde.

Voici les quatre images prises (le laser avec filtrage est toujours à gauche; celui sans filtrage à droite) :

1. Dans le visible, donc avec seulement le rayonnement vert à 532 nm (l’IR étant bloqué par le filtre anti-IR de l’APN) :
Lasers verts dans le visible

2. Avec la fonction Nightshot, mais sans filtrage externe, donc en étant sensible aux trois longueurs d’onde présentes: 532 nm; 808 nm et 1064 nm :
test_lasers_verts_visible_et_ir

3. Avec la fonction Nightshot + le filtre IR de 720 nm: il ne reste que les composantes IR à 808 nm et 1064 nm :
test_lasers_verts_filtre_720nm

4. Avec la fonction Nightshot + le filtre IR de 950 nm: il ne reste plus que l’IR à 1064 nm :
test_lasers_verts_filtre_950nm

Conclusion

Les images sont édifiantes et ne donnent qu’une envie à qui tient à préserver ses yeux et ceux des personnes assistant à ses démonstrations: mettre le modèle sans filtrage dans la poubelle la plus proche !

Robert Chalmas

La vie de la société (01.2013)

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s membres de la SAG,

2012 vient de s’achever ! Nous retiendrons de cette année plusieurs événements. Tout d’abord la nuit de la science en juillet qui fut un succès tant le public était nombreux. Le soleil et Saturne ont été plébiscités par le public, ce qui démontre l’intérêt réel du grand public pour l’astronomie.

Sous l’impulsion des associations astronomiques Orion, Adept, Club Astronomique de St Claude et de la Société Astronomique de Genève, les activités seront davantage coordonnées afin d’éviter des recouvrements de dates et également organiser des événements conjoints. A ce titre, la nuit de la Science, la nuit des étoiles à Fort l’Ecluse, la sortie interclub à Couvaloup et les soirées trimestrielles au Musée d’Histoire des Sciences en sont quelques exemples. Afin de coordonner toutes ces actions, une réunion interclub se tiendra deux fois par an.

Durant l’année 2012, nous avons continué de donner un thème à nos réunions hebdomadaires à raison d’une à deux fois par mois. Durant l’automne 2012, nous avons aussi proposé deux soirées combinant un nouveau type d’événement : un buffet canadien et le partage autour d’un documentaire sur l’astronomie. Ces soirées ont été l’occasion de débattre et aussi d’apprendre les uns les autres sur différents domaines: la cosmologie et les météorites.

Durant les trois premiers mois de 2013, de nouvelles soirées à thème seront organisées dont deux soirées buffet-documentaire. Nous vous invitons à venir aussi nombreux que possible.

Egalement de nouveaux livres pour la bibliothèque de la SAG seront disponibles dès mi-janvier pour tous les membres de la SAG. Je profite de également de solliciter vos recommandations régulières en matière d’ouvrages afin qu’une à deux fois par an, nous commandions de nouveaux livres pour notre bibliothèque.

Après le transfert de notre revue « L’Observateur » du format papier au format Internet, le comité a entamé une réflexion consistant à réduire davantage nos envois postaux pour se recentrer sur le nouveau site Internet de la SAG. Nous vous tiendrons au courant durant les prochains mois des décisions qui seront prises au sein du comité.

Je profite de ce message pour vous annoncer qu’un événement viendra marquer l’année 2013: les 90 ans de notre société qui fut fondée en 1923. Le comité se réunira courant de cette nouvelle année afin de réfléchir à un événement pour célébrer cet anniversaire.
En ce début de 2013, au nom du comité, je tiens à vous souhaiter une belle et heureuse année 2013 avec de nombreuses soirées étoilées

Succès croissant des rencontres du ciel et de l’espace (01-04 novembre 2012, Paris)

Depuis 1998, les Rencontres du Ciel et de l’Espace s’imposent comme le rendez-vous incontournable des passionnés et des curieux du ciel. Avec 2000 visiteurs par jour, elles sont indubitablement le plus important point de rendez-vous de la communauté astronomique  professionnelle et amateur en France et pays voisins. Un événement d’une rare intensité qui propose plus de 100 conférences, table-rondes, forums ou ateliers pour satisfaire la curiosité d’un large public, avec la plus grande galerie marchande consacrée à l’astronomie.
Cette année encore, le choix des conférences et forums était difficile et bien souvent il fallait renoncer à un exposé ou une conférence sur un sujet très intéressant mais qui coincidait avec une autre présention.

 Pour ma part, excepté quelques conférences, j’ai privilégié les présentations dans les petites salles sur des sujets pratiques tels que la photo, choix de matériel, observation d’objets divers (étoiles variables, météores, soleil …)

La présentation de la nouvelle version 6 de l’Atlas Virtuel de la Lune par notre ami Sagiste Patrick Chevalley et son collègue Christian Legrand était particulièrement intéressante. Créé il y a 10 ans par Patrick et C.Legrand, ce programme gratuit d’étude et d’observation de la Lune a déjà été téléchargé plus de 700 000 fois dans le monde entier et est disponible dans de très nombreuses langues. Pour marquer le 10eme anniversaire de l’AVL, cette version spéciale « PRO » 6.0 est dédiée à la mémoire de Neil Armstrong ( 1930 -2012). Elle comprend de nombreuses améliorations dont un nouveau centre de commande AVL, des ombres dynamiques au Terminateur améliorées, une nouvelle base de données de 52000 cratères anonymes, un nouveau module WEBLUN (c) sur les sites web lunaires et autres sujets que vous découvrirez bientôt en téléchargeant cette nouvelle version ou en vous procurant le CD.

Comme toujours, le matériel exposé par les fabricants  et distributeurs ( MEDAS pour Celestron, Unterlinden pour Skywatcher et Takahashi et Meade…) occupait la plus grande surface des halls. (A noter que depuis la disparition de Galileo, Unterlinden à Colmar vend beaucoup de materiel à des clients en Suisse, ce qui permet de bénéficier du remboursement de la TVA française de 19,6 % moins 8% de TVA suisse). Parmi les télescopes et lunettes, les Dobson de grand diamètre étaient très présents sur tous les principaux stands.

En résumé, 2 – 3 jours de conférences, exposés passionnants et visite des stands de matériel. Mais il n’est pas toujours facile de résister à la tentation d’un nouveau télescope, lunette ou oculaire. (eh oui, j’ai craqué pour nouvelle monture GOTO !)     Eric Maystre

Les Dobson de grand diamètres étaient présents sur de nombreux stands

Patrick Chevalley et Christian Legrand présentent leur nouvelle version 6.0 de l’Atlas Virtuel de la Lune.

Ephémérides des mois d’octobre à décembre 2012

Note: les heures sont indiquées en heure d’été jusqu’au 28 octobre puis en heure d’hiver

Octobre 2012

  • Mercredi 3 Conjonction géocentrique entre Venus et Regulus. A l’aube
  • Vendredi 5 Conjonction géocentrique en A.D entre la Lune et Jupiter (22h57)
  • Samedi 8 Dernier quartier de Lune (09:34)
  • Samedi 8 Maximum de l’essaim météoritique des Draconides
  • Vendredi 12 Conjonction géocentrique entre la Lune et Venus (21h10)
  • Lundi 15 Nouvelle Lune (14:03)
  • Dimanche 21 Maximum de l’essaim météoritique des Orionides
  • Lundi 22 Premier quartier de Lune (05h22)
  • Dimanche 28 Passage à l’heure d’hiver
  • Lundi 29 Pleine Lune (21h50)
  • Mercredi 31 Conjonction géocentrique entre la Lune et les Pléiades (20h49)

Novembre 2012

  • Vendredi 2 Conjonction géocentrique entre la Lune et Jupiter (02h06)
  • Lundi 5 Maximum de l’essaim des Taurides sud
  • Mercredi 7 Dernier quartier de Lune (01h37)
  • Dimanche 11 Conjonction géocentrique entre la  Lune et Venus  (18h52)
  • Lundi 12 Maximum de l’essaim des Taurides Nord
  • Lundi 12 Conjonction géocentrique entre la Lune et Saturne  (21:47)
  • Mardi 13 Nouvelle Lune
  • Mardi 13 Eclipse totale de Soleil visible en Australie
  • Samedi 17 Maximum de l’essaim des Léonides
  • Mardi 20 Premier quartier de Lune
  • Mardi 27 Conjonction géocentrique entre Venus et Saturne
  • Jeudi 29 Conjonction géocentrique entre la Lune et Jupiter

Décembre 2012

  • Lundi 3 Opposition de Jupiter
  • Mardi 4 Alignement de Mercure, Venus et Saturne à l’aube au sud-est
  • Jeudi 6 Dernier quartier de Lune
  • Lundi 10 Conjonction géocentrique  entre la Lune et Saturne
  • Mardi 11 Conjonction géocentrique  entre la Lune et Venus
  • Mercredi 12 Conjonction géocentrique  entre la Lune et Mercure (01h44)
  • Jeudi 13 Nouvelle Lune
  • Jeudi 13 Maximum de l’essaim météoritique des Géminides
  • Samedi 15 La Lune est en conjonction géocentrique avec Mars
  • Lundi 17 Premier quartier de Lune
  • Vendredi 21 Solstice d’hiver à 12h11
  • Samedi 22 Maximum de l’essaim météoritique des Ursides
  • Mercredi 26 Conjonction géocentrique entre la Lune et Jupiter
  • Vendredi 28 Pleine Lune  (11h22)

Petit rappel

Conjonction héliocentrique

Conjonction inférieure

Une planète se trouve alignée entre la Terre et le Soleil. Ce qui ne peut se produire que pour les planètes dites « inférieures », c’est à dire Mercure ou Vénus. C’est un événement rare, difficile à observer car la planète passe devant le Soleil, on parle aussi de « transit ». (transit de Venus du 6 juin 2012)

Conjonction supérieure

Le Soleil se situe exactement entre la Terre et la planète observée (c’est à dire que la planète est « derrière » le Soleil pour un observateur terrestre). Impossible donc à observer depuis la Terre, sauf légèrement avant ou après le phénomène.

Conjonction géocentrique

C’est l’alignement apparent de deux ou plusieurs astres (Planètes, Lune, astéroïdes, etc.) vu du centre de la Terre. Les objets ont pratiquement tous la même ascension droite, mais peuvent différer en déclinaison. C’est l’occasion de beaux spectacles célestes accessibles à tous. La conjonction est dite topocentrique lors de l’exactitude du phénomène, cet instant peut ne pas correspondre avec celui que notera l’observateur terrestre car, bien sûr, celui-ci n’est pas au centre de la Terre !…

Astronomie dans le Larzac

 

Gîte Stellarzac

J’ai eu la chance de passer une semaine dans le sud de la France avec un Dobson de 1 mètre à portée de main et je souhaite partager mon expérience.

J’ai découvert le gite de Frédéric Gea par hasard. En fait, j’étais à la recherche d’un télescope plus gros que mon 25 cm actuel mais chaque fois que j’investis dans un nouvel instrument, très rapidement je commence à rêver: « si seulement j’en avais un plus gros », « si seulement ce n’était pas si compliqué de trouver un ciel sombre » et le résultat est que tous mes télescopes finissent soit à la cave, soit chez ma belle-mère en Crète.

Un jour, j’ai pu faire un choix très différent: acheter un nouveau télescope avec toutes ces contraintes, ou disposer, pendant une semaine et avec un passionné d’astronomie, d’un télescope d’une taille comme je n’en aurai jamais. En plus, comme avec un instrument de cette taille même ceux qui ne sont pas intéressés par l’astronomie peuvent apprécier la beauté des objets du ciel profond, j’ai emmené toute la famille avec moi – et quand je parle de toute la famille ceci inclut mes parents, épouse et enfants vu que le gite de Stellarzac a de la place pour 6 personnes.

Une région magnifique

Comme la région du Larzac est fort belle, très sauvage, avec des gorges et des plateaux magnifiques pleins de petits villages médiévaux et que son climat méditerranéen plaît tellement quand on vient de nos contrées, toute la famille à été contente de son programme de la journée. Et la nuit… En plus, Frédéric est charmant au point que ma mère voulait l’adopter à la fin de la semaine.

Quant à l’observation, pouvoir prendre le livre de Laurent Ferrero » Splendeurs du Ciel Profond » avec l’assurance qu’aucun des objets ne serait hors de ma portée a été un régal. Pour moi qui aime les amas lointains, pouvoir voir des dizaines de galaxies dans l’amas Abel 2151, situé selon Laurent Ferrero à 700 millions d’années lumière, fut une expérience presque mystique. Résoudre tous les amas globulaires de Messier, avec dans le cas de M13, non seulement de NGC 6207 dans le champ mais aussi IC 4617 entre les deux a été un plaisir. Quand j’ai eu NGC 6543, l’œil du chat, dans l’oculaire, j’ai vu ce bleu des Caraïbes qui n’apparaît en général qu’en photo mais ma fille, sans savoir ce qu’elle devait voir, a fait le commentaire qui tue: « c’est beau ce rose autour du bleu »…

Je recommande à toute personne qui aime s’esquinter les yeux à l’oculaire de se donner le plaisir, au moins une fois dans sa vie, de profiter d’un télescope d’un mètre et d’un autre de 80 cm rien que pour elle, et ceci pendant une semaine.

 

 

Stéphane Mandelert

Informations et photos :http://www.stellarzac.com/

 

L’astronomie toujours très présente à la Nuit de la Science 2012

Avec un nombre de visiteurs estimé à plus de 30’000, la Nuit de la Science 2012 a connu un très grand succès. Il faut dire que la météo était de la partie, ce qui a attiré un nombreux public sur le stand de la SAG. Eric Ashkar, nouveau président de la S.A.G. a assuré l’organisation de notre activité. Grâce à la participation active des membres d’Orion du Pays de Gex, et de l’ADEPT en plus des membres de la SAG, l’observation du soleil et du ciel avec divers  instruments était proposée aux visiteurs.

Comme toujours, le Soleil avec ses protubérances et taches a été l’unique sujet du samedi et dimanche après-midi.  Claude Maistret, président d’Orion, et Thomas Twieg  (SAG et Orion), avaient installé leurs 2 lunettes montées en parallèle sur des montures Ayo (la Rolls des montures manuelles). Ce montage permet aux observateurs de voir les belles protubérances dans une petite lunette de 60mm de diamètre ainsi que les taches solaires dans la lunette de 110 mm juxtaposée.

Le PST (Personal Solar Telescope) développé il y a quelques années par  la firme américaine Coronado est une petite lunette de 40 mm de diamètre ouverte à F/D 10 équipée d’un filtre Ha permettant d’observer la chromosphère solaire. D’un prix relativement abordable, elle connait un vif succès auprès des astronomes amateurs. Personnellement, j’en possède une depuis quelques années et, montée sur un simple trépied photo, je l’ai toujours à disposition pour une observation rapide des protubérances solaires à nouveau nombreuses depuis un an.

L’observation du ciel profond a aussi connu un grand succès samedi soir avec en vedette Saturne dont la vision fascine toujours les néophytes, M13 l’amas incontournable du ciel d’été et Albireo, l’étoile double, l’une bleu et sa jumelle jaune-orange. Là encore, les visiteurs ont pu observer  dans  des instruments très différents ,un télescope  Schmit Cassegrain Meade avec GO-TO et un Dobson.

Comme lors des éditions précédentes, le Département d’astronomie – Université de Genève tenait un stand qui, lui aussi attirait de nombreux visiteurs.

Enfin, ne passons pas sous silence, le « pendule de Foucault » installé sur le parvis du musée. En voyant ce grand échafaudage adossé au bâtiment du musée, on pouvait penser que des travaux de réfection du bâtiment étaient en cours. mais en s’approchant, on voyait le balancement de ce grand pendule. Un petit bac à sable dans lequel le pendule imprimait une trace à chaque passage permettait de voir la rotation de la Terre. Rappelons que c’est en 1851, au Panthéon de Paris, que Léon Foucault a installé un pendule suffisamment long et lourd pour faire voir comment on pouvait démontrer la rotation de la Terre.

 En résumé, deux belles journées instructives dans une ambiance fort sympathique.